
Grosso modo Seth (oui je l'appelle Seth, comme si je le connaissais personnellement ;-) dit que l'endroit où on travaille est une des décisions les plus importantes que l'on puisse faire. Que c'est fou comme les gens ne font pas attention au choix de l'endroit où ils bossent, et choisissent un job en fonction de ce qui est disponible (et non de ce qu'ils veulent vraiment!)
Son boss et son travail ne sont pas seulement ce qu'on fait toute la journée (ce que l'on est) mais aussi :
- Ce qu'on apprend
- Les personnes avec qui on interagit
D'après lui si vos voulez devenir une personne que les sociétés s'arrachent il faut déjà commencer par être le genre d'employés qui prend vraiment le temps de choisir son job (au sens large : patron, emploi, secteur, ville etc...)
Ce billet a résonné avec ce que j'ai écrit dernièrement ainsi qu'avec les commentaires que Barthox et Gautier Girard ont pu avoir vis à vis de ce billet.
Pour Gautier je devrais partir si :
- je trouvais que mon Super Big Boss avait été irrespectueux à mon égard
- si je n'arrivais pas à encaisser le fait d'avoir un nouveau boss
- je trouvais que je perdais mon temps
De même à la machine à café, en attendant les retardataires en réunion ou autres endroits stratégiques de la boite où s'échangent des confidences (futur sujet de post ?) j'ai souvent des collègues qui me chuchotent d'un air entendu "bon, allez, dis moi: tu vas te casser aussi non ?"
Quelle est mon analyse ?
- Mon job : il évolue. Clairement la réorganisation d'équipe qui a lieu en ce moment me demande de m'adapter. So what ? M'adapter c'est ce que j'ai fait tous les 12, 18 ou 24 mois depuis 6 ans que je bosse. On évite la routine, et tant que le boulot est intéressant je ne vois pas où est le problème. Comme aurait pu le dire Darwin ce sont ceux qui s'adaptent qui restent (et pas un Tyrannosaure ne dira le contraire)
- Ma hiérarchie : ben là j'avoue...pour l'instant je suis orphelin de boss direct (Il me reste Big Boss, mais une fois un Boss recruté, il redeviendra un vrai Big Boss et je ne me fais pas d'illusions : loin des yeux, loin du cœur...) Mais inutile de se faire des nœuds au cerveau avant l'heure. New Boss n'est pas encore arrivé et je milite activement pour que New Boss soit un mec qui m'apporte des choses et non un simili-moi que je ne pourrais pas encaisser de voir au poste que je voulais.
- Mes perspectives : je me sens en phase avec ma boîte. J'ai l'impression de bosser pour le bien de tous. Je trouve du sens à mon métier et à celui de mon entreprise. Je l'ai choisi. Avant d'y entrer j'aurais beaucoup donné pour en faire partie, maintenant que j'en fait partie je ne vais pas lâcher le morceau sans avoir exploré toutes les possibilités.
Au vu de tout cela, je vais donc rester. Rester non pas pour stagner, mais pour apprendre, évoluer, grandir, donner, partager, étonner, participer...
Rester est une conclusion et non un choix par défaut.
Et vous ? ¨Pourquoi avez-vous quitté votre boîte ? Pourquoi ne la quittez-vous pas ?