lundi 7 septembre 2009

Les 10 commandements pour réussir à changer de poste en interne (Yes we can !)

Ma décision est prise, je veux changer de poste. Mais j'aime ma boîte, le secteur dans lequel je travaille me passionne et je n'ai pas envie, avec la crise actuelle, de me lancer dans une recherche de boulot en externe.

La solution ? Trouver un autre job...dans mon entreprise ! (Élémentaire mon cher Monsieur J)

J'ai trouvé une offre qui correspond à mon projet professionnel (ô miracle). En fait l'offre m'a été envoyé par le responsable d'une équipe interne qui m'a parlé du poste qu'il allait ouvrir dans son équipe en me proposant de postuler (comme quoi le réseau y'a que ça de vrai...)

J'ai donc postulé officiellement en interne et j'ai passé l'entretien avec le DRH ce matin.

Voici donc en exclusivité mondiale 10 conseils pour réussir son entretien lors d'un changement de poste en interne :

1-Choisir son évolution.
C'est à dire savoir ce que l'on veut. C'est à dire ne pas postuler à un autre job parce que vous en avez marre du votre (ou pas seulement) mais parce que le job auquel vous postulez est le job dont vous rêvez !

2-Être transparent avec son Boss.

Vous êtes arrivé au bout d'un cycle dans votre job ? Vous avez envie d'évoluer ? Vous pensez vous épanouir encore plus dans un autre job ? Tout ceci est légitime et vous devriez pouvoir en parler à votre patron de manière transparente AVANT que vous ne fassiez une quelconque démarche pour quitter votre job actuel.

3-Être ferme.
A moins que vous ne soyez un boulet dans votre équipe votre boss ne verra pas forcément d'un bon oeil le départ d'un membre e son équipe. Dans ce type de démarche pour être pris au sérieux il faut montrer sa détermination. Exercice difficile car il ne faut pas braquer son boss tout en lui faisant comprendre que votre décision est prise. Vos jours dans son équipe sont désormais comptés.

4-Être prêt à allez jusqu'au bout.
Question de cohérence. Vous êtes arrivés au bout de ce que vous aviez à faire dans votre poste actuel. Vous postulez ailleurs, jusqu'où êtes-vous prêt à aller si vous n'obtenez pas le job ? Quitter votre entreprise ? Posez vous la question...De même ayez des dates en tête : dans combien de jours/mois souhaitez-vous être parti ?

5-S'habiller le jour de l'entretien.
Vous allez au boulot en jean ? Vous avez peur que vos collègues découvrent votre candidature ? Et alors ?! Habillez-vous, montrez que c'est important ! Remettez la cravate que vous ne portez plus depuis que vous avez perdu votre motivation, (enfin, sauf si vous êtes un femme :-). Vos collègues apprendront de toute façon que vous postulez en interne (tout se sait, je le sais et vous le savez alors assumez !)

6-Préparer son entretien comme si vous postuliez en externe.
Un entretien de recrutement interne est souvent pris pour une formalité : erreur ! Un entretien, même interne, ça reste un entretien non ? On va vous demander de parler de votre parcours, de votre motivation, si vous avez des questions... Tout cela demande un minimum de préparation, surtout que si vous êtes en poste depuis longtemps il y a des chances que vous soyez un peu rouillé.

7-Approcher son futur boss de manière informelle.
Rien ne vaut le réseau, si vous avez vent d'une offre en interne, allez demander conseil au futur recruteur pour savoir ce qu'il pense de vous pour ce poste. Rien ne sert de se fatiguer à postuler si vous n'avez aucune chance.

8-Penser à l'après.
Vous postulez à un job. OK, ça montre votre envie d'évoluer maintenant. Mai votre candidature aura toujours plus de poids si vous savez déjà le poste (ou le type de poste) sur lequel vous enchainerez ensuite. Mettez vous à la place du DRH, il sera d'autant plus positif sur votre candidature si elle s'inscrit dans un parcours à long terme.

9-Ne rien considérer comme acquis.
Il est rare d'être seul sur un proposition de poste (si c'est le cas posez-vous des questions !) vous aurez toujours des collègues en interne et des gens en externe qui auront postulé. Quels sont vos avantages par rapport à eux ? Et vos faiblesses ? En avoir conscience permet d'arriver à l'entretien avec ce mélange d'humilité et d'envie qui fait le fondement de la réussite.

10-Foncer !!
Il vaut mieux avoir des remords que des regrets. C'est drôle mais après avoir passé mon entretien ce matin j'ai vu une collègue qui voulait me sonder pour un poste dans mon équipe. Sa principale préoccupation était de savoir si elle était suffisamment armée pour le poste. Elle l'était ! Je lui ai dit. Et je lui ai surtout dit qu'elle ne devait pas hésiter à postuler. Une occasion qui passe, une opportunité que l'on rate et on devient spectateur de sa propre vie.

Et vous ? Avez-vous déjà changé de poste en interne ? Avez-vous envie de le faire ? Qu'est-ce qui vous retient ? Si vous l'avez fait comment ça s'est passé ?

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Update 2014 : je viens de lancer ma chaîne YouTube, j'y donne des conseils aux managers et chefs de projet.
Venez jeter un oeil !




jeudi 3 septembre 2009

Etre l'ambassadeur de soi-même (où comment rater son vol peut amener à de belles rencontres)

Je viens de rater mon vol !
Je devais assister aujourd'hui à une réunion en Suisse et faire l'aller-retour dans la journée mais quand je suis arrivé à l'enregistrement l'hôtesse m'a dit, comme si j'étais le dernier des nazes, que j'étais arrivé 15 minutes trop tard (je reparlerais un jour du service client de certains comptoirs...)

Le prochain vol ne valant pas le coup d'être pris je décide de rentrer à la maison.

Je prend l'ascenseur avec un homme d'une soixantaine d'année, bien mis, cheveux blanc, à l'allure anglo-saxonne (ne me demandez pas ce qui m'a fait dire qu'il était anglo-saxon) et qui n'a pas trop l'air de savoir où il va.
Je lui propose mes services pour le guider dans mon anglais de série-télé (regarder les séries télé US en VO non sous-titrée a plus fait pour moi que 7 ans de cours d'anglais au collège et au lycée !) et la conversation s'engage naturellement.

L'homme est un professeur de Caroline du Sud qui passe par Paris pour aller à Dublin assister à une conférence sur l'histoire de l'Irlande du 18e siècle (véridique !)

La conversation s'engage, il me demande si j'ai déjà visité les US, je lui répond que non, mais que j'ai fait la Chine. Nous prenons la navette de l'aéroport ensemble et la conversation, agréable, roule de la Chine à la révolution française, en passant par Omaha Beach et Nicolas Sarkozy.

En le quittant il me tend sa carte "If you come to Columbia do not hesitate to contact me, good luck !"

L'autre jour je lisais les "100 Ways To Succeed/Make Money" (des conseils parfois tout simple et parfois non... voir ici et ) de Tom Peters (un gourou du management moderne dont je recommande la lecture du blog).

Il y parle de la notion d'ambassadeur. Notamment du fait que nous devrions nous considérer comme des ambassadeurs et que si nous nous voyions comme tel, lors du contact avec des clients en particulier, cela nous ferait réfléchir sur ce que nous faisons et sur comment nous le faisons.
Il a toutafait raison ! J'insiste sur le fait que nous devrions prêter une attention toute particulière à notre comportement car il influe évidemment sur la perception qu'ont les autres de nous et de notre travail. Et donc de la reconnaissance que nous en tirons.

Auriez-vous envie de remercier un collègue qui vous donne l'impression que vous l'importunez quand vous lui demandez quelque chose ?
Retournons la situation. Et vous ? Quand un collègue vous demande quelque chose, quelle implication/excellence/rapidité mettez-vous à lui répondre ? Vos collègues ont-ils envie de crier "Oh mon Dieu, mais tu es génial!" quand vous bossez avec eux ?

Quand mon professeur de l'aéroport m'a tendu sa carte et m'a ouvert les portes de sa maison je me suis senti tellement valorisé...tout ça parce que j'avais pris le temps de le guider et de discuter 3 minutes avec lui.

Vous pigez ?

Etes-vous votre propre ambassadeur ?

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jeudi 27 août 2009

Apprendre sur soi-même en jouant au casino (Poker Face)

Et voilà c'est la rentrée ! Bouuuuuuuh quitter les vacances chéries pour revenir au boulot peut parfois (souvent ?) être difficile. Pour y remédier les managers ont inventé un truc magique : le séminaire de rentrée :-)
Dans l'industrie il s'agit de réunir les commerciaux dans un endroit sympa (Deauville dans le cas présent) où on va leur payer du bon temps sous couvert de les motiver.

J'y suis allé et j'en ai profité pour aller miser quelques jetons au casino (mon salaire mirobolant me le permet).

Je suis déjà allé au casino une paire de fois et j'ai joué essentiellement au black jack, la roulette me semblant trop aléatoire (et plus complexe à appréhender)

Là pourtant, je décide de me lancer à la roulette. En jouant sur les couleurs, les pairs ou impairs, Passe ou Manque; etc... (oui je sais, un peu petit joueur :-). Je mise 5 euros à chaque fois.

1er coup, je met rouge, c'est noir qui sort (aïe)
2e coup, je met impair c'est pair qui sort (ouïlle)
3e coup je met Passe, c'est Manque qui sort (aïe-ouille)

Résultat : je perd la moitié de mes jetons...

Devant ces échecs répétés et avant que mon pécule ne disparaisse totalement je décide de passer à une table de black jack.
Là ça va mieux, je maîtrise un peu mieux (en tout cas j'en ai l'impression) et le niveau des jetons remonte jusqu'au niveau initial. (Ma fille pourra toujours aller à la fac si elle le souhaite :-)

Et puis quand même, cette roulette qui me nargue ... J'en parle à un collègue qui connait bien la roulette. Il m'explique que je ne joue pas de la bonne façon et que lui joue en regardant les couleurs qui sont déjà sorties.

Exemple : si Noir est sorti 4 fois de suite, intuitivement on aura tendance à jouer Rouge (même si mes souvenirs de cours de proba me forcent à penser que j'ai toujours une chance sur deux de perdre...)
Du coup on est reparti : je lui demande de m'accompagner à la roulette et de me conseiller.
Effectivement en faisant attention à l'historique j'arrive à mieux équilibrer mes pertes et mes gains.

3 fois le rouge est sorti donc "logiquement" je joue noir. Le rouge sort une quatrième fois. Zut!
Sûr de mon coup, je double la mise sur noir (pour me refaire). Le rouge sort une cinquième fois de suite ! Rhaaaaa !
Il ne me reste que ma mise initiale.
Coup de folie, je met tout ce qui me reste sur noir. C'est maintenant ou jamais ! La boule tourne, tourne, tourne, je commence à me dire que j'ai fait une grosse connerie...Bim, le noir sort enfin ! Yes ! j'ai doublé ma mise initiale !

Je m'arrête à ce joli coup.

Que m'a appris sur moi même cette séance émotion au casino ?

Tout d'abord que j'aime m'essayer à des choses nouvelles. Ne connaissant pas la roulette, j'ai quand même essayé (j'ai vu beaucoup de collègues qui se sont contentés de regarder alors que l'on sentait bien qu'ils auraient bien misé 5 euros pour voir ce que ça fait...). Mais j'ai perdu au début.

Le fait de revenir au black jack me fait dire que j'aime me rassurer et assurer. Je joue aussi sur mes points forts et ne m'obstine pas quand ça veut pas. La routine peut à certains moments être tout ce dont j'ai besoin. Un peu pépère peut-être ?

Enfin le fait de revenir à la roulette, mais cette fois accompagné d'un "mentor" signifie peut-être que je n'hésite pas à faire appel à de l'aide extérieure pour réussir et que je sais me baser sur plus fort que moi pour atteindre mes objectifs.

Le dernier coup (on rentre à la maison riche ou en slip) m'a fait prendre conscience que dans certains moments j'aime prendre des risques sur des impulsions/intuitions. Cette fois ça a marché, mais ça aurait pu ne pas marcher. Néanmoins j'aime y voir une forme de rémunération du risque de la part du Destin ! Merci la vie !

Cette nuit là je n'ai pas gagné que de l'argent.

Ce billet à été écrit à l'occasion du Festival à la croisée des blogs. Pour plus d'info sur cette chouette initiative cliquez sur le logo ci-dessous.


mardi 28 juillet 2009

Je suis démotivé, so what ? (4 conseils pour retrouver la motivation qui vous manque)

Comme je l'expliquais dans ce billet je traverse actuellement une phase de démotivation. Pas envie d'aller au boulot, une fois que j'y suis je passe ma journée sur internet, à discuter avec des collègues et à boire du mauvais café.
C'est difficile à accepter. D'une part je n'ai jamais ressenti ça dans mon job actuel (et ça fait plus de 2 ans que je le fais) et d'autre part j'ai mauvaise conscience (même si ça m'empêche pas de dormir la nuit, je vous l'accorde)

Enfin j'avais mauvaise conscience jusqu'à ce que je lise cet excellent post "Why motivation doesn't really matter"de l'excellent Jonathan Mead sur l'excellent blog Zen Habits.

Que dis en substance ce post ?
Avez-vous déjà laissé en plan quelque chose que vous souhaitiez REELLEMENT accomplir par manque de motivation ? Non évidemment. Quand on veut vraiment réaliser quelque chose qui nous tient vraiment à coeur on est toujours assez motivé pour le réaliser.
Donc si je suis démotivé à la perspective de faire quelque chose...c'est que cette chose n'est pas importante à mes yeux.
Intéressant non ?
Maintenant allons plus loin.

Quelles peuvent être les causes de cette démotivation ?

1-Vous vous en foutez parce que ce n'est pas important. Si une chose n'est pas importante faut-il que vous la fassiez ? Non !

2-L'énergie vient par vagues. on n'est pas un super bosseur 24h sur 24. Parfois on est moins motivé, parfois beaucoup plus.

3-Parfois la motivation vient après la réalisation de la chose. Mead cite l'exemple du sport : combien de fois j'ai mis mes baskets pour aller courir en me disant "p... j'ai vraiment pas envie d'y aller" et pourtant après la douche quel joie de l'avoir fait quand même !

Alors quelles sont les attitudes conseillées face à cette démotivation qui vont vous permettre de vous remettre dans le bain et de redevenir le tigre que vous étiez hier, la semaine ou le mois dernier, l'année dernière (euuuh là faudrait s'activer quand même les gars !) ?

  • Écouter son intuition. Posez-vous des questions et écoutez les réponses. Vous trouverez la source de votre démotivation. Une fois identifiée il sera plus facile d'y remédier.
  • Identifier ce que l'on veut vraiment. Si vous n'êtes pas motivé au global, c'est que vous ne faites pas quelque chose qui vous "accroche" comme dirait Steve Jobs. Du coup soyez cohérent... La vie est trop courte pour faire quelque chose qui ne vous plait pas ! Cherchez autre chose !
  • Accepter de ne pas être toujours à 110%. Ben oui y'a des jours où on est juste une loque. A mon sens ce n'est pas grave, si on accepte de pas être un super héros tous les jours au bureau et surtout si ça reste limité dans le temps (sinon on en revient au point précédent !)
  • Exploiter ses flux d'énergie. Mead propose de suivre ses flux naturels. A certains moments de la journée vous êtes plus énergique, il faut en profiter pour en mettre un coup. A d'autres moments de la journée on a plus envie de se reposer. Il faut respecter ça et faire des choses plus calmes (lire des choses qu'on a pas eu le temps de lire, surfer un peu sur le web pour chercher des nouvelles idées pour son job etc...). Ceci vous permettra de gagner en efficacité en se libérant du sentiment de culpabilité.

Moi ce billet m'a vraiment aidé à me sentir (un peu) mieux. Et vous ? Que faites-vous quand vous vous sentez démotivé au boulot ?

lundi 27 juillet 2009

3 raisons qui font que je ne serais pas le futur manager de mon équipe (c'est trop inzuste!)

Je résumais en octobre les 5 raisons qui faisaient que vous pourriez être choisi comme manager de votre équipe.

J'ai eu mon entretien de mi-année avec mon Big Boss la semaine dernière et il m'a dit que je ne serais pas le futur manager de l'équipe. La déception passée (pas encore totalement mais ça vient petit à petit...) voici les 3 raisons qui font que je ne serais pas le futur manager de mon équipe :

  • Position : Mon Big Boss s'est fait virer en avril. J'étais attaché à lui et aujourd'hui je garde cette image en interne. L'entreprise veut repartir de zéro, il est donc plus facile pour elle de recruter à l'extérieur. C'est un message qui est envoyé au reste de l'entreprise "voyez, regardez, on change les choses !". J'ai l'impression de faire les frais de ce nouveau positionnement.
  • Ma valeur : voilà 2 ans que je fais le job que je fais. Cela tourne bien, les choses qu'il faut faire sont faites, la machine tourne. Me faire passer au niveau manager crée automatiquement un "trou" opérationnel et il faudrait recruter quelqu'un pour me remplacer. Dans un contexte où l'entreprise cherche à stabiliser l'équipe, le recrutement en externe semble là aussi plus judicieux.
  • L'équipe : nous sommes 2 dans l'équipe à vouloir le poste de manager. Si c'est moi qui l'ai comment réagira mon collègue ? Probablement pas bien. Du coup l'entreprise se dit que recruter à l'extérieur permet aussi plus facilement de préserver le statut quo entre mon collègue et moi.
Mon analyse sur ces 3 points est la suivante :

Position : je fais les frais de la mauvaise entente entre mon Big Boss et son supérieur. "Rien de personnel" m'a dit mon nouveau Big Boss. A la fois plaisant et dur à avaler...

Ma valeur : empêcher quelqu'un d'évoluer parce qu'il fait bien son boulot c'est une hérésie totale non ? Que faut-il faire pour évoluer ? Faire mal son boulot ? :-(

L'équipe : si je suis choisi mon collègue est mécontent. Si c'est lui qui est choisi, JE serais mécontent. En choisissant quelqu'un de l'extérieur ils prennent le risque de nous rendre mon collègue ET moi mécontents... Mauvais calcul non ?

Voilà à peu près où j'en suis. Pas mal démotivé. Je pense que la fatigue y est pour quelque chose aussi. Vivement les vacances !

samedi 11 juillet 2009

Qu'est-ce qu'un bon stagiaire ? (un bon café et de bonnes photocopies ?)

J'ai un stagiaire depuis 2 mois maintenant. Il y a deux mois je me disais "A moi les décisions stratégiques, à lui les tâches opérationnelles !" Je pensais enfin pouvoir me libérer de toutes les choses qu'il faut faire et qui vous empêchent de vous concentrer sur les vraies décisions à prendre.

Pour pouvoir mettre en place cette dichotomie organisationnelle (ouh j'ai pas perdu mon dico vous avez vu ça?!) j'ai cherché un stagiaire avec les compétences suivantes :

  • Autonomie : je veux bien lui montrer comment faire les choses, mais il doit vite apprendre à se débrouiller par lui même (comme j'ai fait moi même finalement)
  • Force de proposition : qui se contenterait aujourd'hui d'un simple exécutant ? On attend, même et surtout d'un stagiaire, qu'il propose des choses, qu'il soit esprit critique, qu'il soit ultra connecté aux dernières nouveautés (surtout dans le e-marketing)
  • Force de travail : je veux un mec (ou une nana) qui bosse dur, qui veuille prouver ses compétences, me surprendre, m'étonner, qui soit là avant que j'arrive et qui éteigne la lumière en partant (oui j'exagère exprès, mais grosso modo je veux un stagiaire qui fasse plus que le boulot qui lui était donné)
Depuis 2 mois je bosse avec mon stagiaire donc et je l'ai choisi sur ces critères : il a 27 ans (oui je sais c'est vieux pour un stagiaire mais c'est un mec qui s'est arrêté et à repris ses études) sort d'une bonne école, présente et s'exprime bien. Durant l'heure qu'on a passé ensemble lors de l'entretien de recrutement je lui ai montré ce que je fais et ce que je voulais faire et il a eu quelques bonnes idées et eu l'air intéressé (même si aujourd'hui les postulants stagiaire ne viennent plus avec des cahiers et ne prennent plus de notes pendant les entretiens. Intrigué je lui ai demandé plus tard pourquoi tant de désinvolture et il m'a répondu "ça aurait fait bouffon de prendre des notes" !!!! Fin de la parenthèse)

Résultat des courses après 2 mois :

Niveau autonomie : il vient me voir très (trop?) souvent dans mon bureau pour quêter mon approbation sur les projets sur lesquels il travaille. Et comme ça me permet de me tenir informé de ce qu'il fait j'accepte ça. On est en train de changer ça : je lui demande des points réguliers d'avancement, mais pour l'instant ses retours sont assez pauvres "ben...j'ai fait ci et ça...et ça c'est en cours " et moi "quelles sont les prochaines étapes ? Pour quelles dates ?" et lui "euuuuh"
Il est dans l'exécution pure et dure avec très peu de projection dans le futur. Pas d'anticipation.

Force de proposition : Il se concentre sur l'exécution des tâches (je lui donne beaucoup de choses à faire c'est vrai) mais il a un niveau d'exigence beaucoup plus faible que le mien (qui peut friser la fainéantise parfois, ça me rend fou) Pourtant quand il s'en donne la peine il a de vraies bonnes idées. Certaines qu'on a même "vendu" au dir com' !

Force de travail : je suis un peu vieux jeu sur ce point. Un mec qui arrive après 9H30 au boulot je trouve ça un peu abusé (moi en stage j'arrivai à 8H15 au boulot...) Je lui ai fait la réflexion la 1e fois qu'il est arrivé à 9H30 : la faute au métro, les gens, les pannes, les extra-terrestres. Bref il m'envoie péter gentiment sur ce point. Le désavantage d'avoir un stagiaire de 27 ans :-)

Résultat des courses, mon stagiaire m'est d'une précieuse aide, on traite plus de sujets. Mais manager un stagiaire est une tâche que j'avais sous estimée au début et qui demande beaucoup de temps, d'attention, de doigté. Il faut trouver la bonne distance (pas patron à l'ancienne, pas copain non plus).

Difficile et stimulant !

Et vous ? Vos stagiaires ? Vos collaborateurs ? Faites moi part de vos remarques dans la partie commentaire !

jeudi 4 juin 2009

Qu'est ce qu'un bon Sponsor Projet ? (Mon sponsor m'a tuer)


Je lance cette semaine un projet après une phase de préparation de 6 mois.
Gros projet, grosse équipe, gros budget. Potentiellement peut changer la manière de travailler de l'entreprise pour les années à venir si il montre des résultats satisfaisants.

Le sponsor projet est le nouveau directeur Études, un jeune loup débauché il y a peu de chez le concurrent. Son avenir est aussi net que les marques de dents qu'il laisse sur le parquet.
Mon comité de pilotage est constitué de lui et de mon Big Boss (qui aujourd'hui n'est plus...voir ici)

On met donc en production le projet : 1ers résultats super. Je me fend d'un mail encourageant sur ces résultats (on est jamais mieux servi...).

Réponse lapidaire du Sponsor : "Tu as donc mis en production sans mon accord, merci de tout stopper"

[!!!!! Argh !!!!!!]

Résultat : mon projet est en stand by, et je rumine les erreurs que j'ai pu commettre.

Mais tout d'abord, qu'est-ce qu'un sponsor projet ?

Un sponsor projet est une personne (habituellement d'un haut niveau hiérarchique) qui "porte la flamme" du projet. Il s'engage à supporter le projet en fournissant les moyens nécessaires au succès.
Par exemple le sponsor apporte :
  • Visibilité et attention au projet à travers ses différents cycles
  • Assure la disponibilité des ressources nécessaires
  • Est le point le plus haut à qui s'adresser pour les décisions projet et les problèmes
  • Supporte les efforts du comité de pilotage et pousse pour l'atteinte des objectifs

L'implication du sponsor projet et son intérêt dans le projet est essentiel à la motivation des membres de l'équipe projet et des utilisiteurs finaux du produit du projet; ainsi qu'au succès du projet.

En regard de ce que je viens d'énoncer, je me rend compte que mon sponsor ne répond pas à la définition sur 2 critères :

un problème de légitimité.

Une fois Big Boss parti il s'est retrouvé seul en tête de pont sur un projet potentiellement casse gueule et à forte visibilité, dû au changement de mentalité qu'il implique dans l'entreprise. Or un mec comme ça n'arrive pas, si jeune, là où il est par hasard. Son sens politique, et son aptitude à se couvrir font de lui l'homme qu'il est. Il s'est donc couvert, en me sacrifiant, par rapport à tout problème que pourrait générer ce projet.
Ce faisant il perd toute considération de la part de son chef de projet (c'est à dire moi) et ma motivation est inversement proportionnelle aux chiffres du chômage...

Un problème de visibilité / communication.

Je me rend compte que sur certains aspects je ne l'ai pas assez rassuré en ne lui fournissant pas assez de détails sur les opérations du projet. Du coup il a dû se dire qu'il n'avait pas assez de billes pour assumer ce projet, et il est revenu à ses réflexes premiers : se couvrir avant que ça chauffe (si tant est que ça chauffe)
J'aurais dû faire des points fixes particuliers avec lui de manière plus régiulière et l'impliquer davantage en lui faisant valider plus de décisions. Mes envies d'autonomie se sont heurtées à son besoin de contrôle et d'information.

Bref : je suis pas sorti...
La suite au prochain numéro.

Si vous avez aimé (ou pas) ce billet n'hésitez pas à me laisser un petit mot d'encouragement ou de conseil dans les commentaires !

vendredi 8 mai 2009

Un des secrets de la réussite (Joyeux Anniversaire Management & Moi !)

Voilà un an que ce blog existe, happy birthday !

Lorsque je l'ai démarré je l'ai fait pour différentes raisons :
Tout d'abord je me trouvais à l'époque dans un poste qui demandait (et demande toujours) beaucoup d'actions et de prises d'initiatives. Et j'avais peur de ne pas prendre le temps d'analyser, de me poser, de réfléchir à pourquoi je faisais les choses de cette manière; s'il y avait moyen de faire différemment, mieux, autrement...
Bref, prendre le temps de réfléchir dans un cadre professionnel qui vous le demande de moins en moins. L'écriture permet cette introspection, cette analyse, cette résonance avec ses propres questionnements.

Ensuite je voulais partager mes analyses avec Vous, chers lecteurs de la toile. Je me demandais si ce que je racontais avait une quelconque valeur pour autrui. J'ai pu m'apercevoir à travers les indicateurs de fréquentation, mais aussi et surtout grâce à vos commentaires que je n'écrivais pas que pour moi même. Il faut aussi dire que vos commentaires m'ont beaucoup aidé dans de nombreux moments difficiles au boulot. Lorsque j'ai perdu la plupart de mes co-équipiers, lorsque je me posais la question de briguer certains postes, lorsqu'il fallait que je m'accroche pour décrocher certains diplômes. Vos réflexions et vos encouragements m'ont souvent nourri et porté.

Alors Merci.

Un an c'est l'heure des bilans (alors que 2 ans c'est l'heure de rien du tout dirait notre Président)
Et un bilan sans chiffre c'est comme un PDG sans stock options.
Depuis 12 mois ce blog c'est :
  • 50 billets
  • 5 041 visiteurs uniques (et je vais vous remercier un par un ! Merci donc à Julie, Nathalie, Samia, Barthox, Lionel, Lodicee, Cyril, Supernacho, Eric C, Jean-Louis, Laurent, Info, Ludovic, Guillaume, Camille, Sarpedon, Jean, Magali, Ma vie de presta, Gautier Girard, raphnix62, kam, C'est pas, yogi, French, Bertrand Duperrin, Michael Tartar, RomJN...Pffifou en fait c'est plus long que je ne le pensais ;-) Big Merci général à vous tous qui avez pris le temps de passer par ici, d'y déposer un commentaire ou simplement de lire mes écrits.)
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  • Merci aux personnes du Vatican (Merci Benoît), du Laos, du Benin, de Côte d'Ivoire, de Hongrie, d'Indonésie etc... d'être passé de si loin !

Grâce à vous tous je suis plus riche de 10,33 US $ !! (véridique ! Je le fais pas pour l'argent, je voulais juste savoir combien pouvait rapporter ce blog. Heureusement que j'ai un métier à côté pas vrai ?!)

Le secret de tout ceci ?

PER-SE-VE-RANCE !

J'avais un but double (réfléchir et partager), un sujet qui me passionne (le management, qu'il soit des hommes ou des projets (ce qui est finalement la même chose non ?)) et assez d'envie pour m'accrocher à mon clavier pendant 12 mois, pondre ces 50 billets et quelques commentaires de plus.
Ce chemin m'a fait croisé des gens brillants et généreux. Disposés eux aussi à partager. La leçon c'est donc qu'il faut donner pour recevoir. Et qu'avant de recevoir il faut donner, donner, donner et encore donner (comme dirait Enrico)

Accrochez-vous, on finit toujours par obtenir ce que l'on désire quand on s'en donne les moyens !

Et encore merci à tous !